Wednesday, July 8, 2020

Haro sur notre pensée débilitante

Il y a une vingtaine d'années, inspiré par le stimulant « Les Asiatiques peuvent-ils penser? » de l'ancien diplomate Kishore Mabhubani, je me suis aventuré à écrire "Les Mauriciens peuvent-ils penser?" Comme prévu, ce texte a agité les milieux conservateurs. N'empêche, « Le monde s'est-il crétinisé? » serait une observation plus juste. Bien que nous soyons loin d'être égaux face à cette tare à travers le monde. L'étendue de la paresse intellectuelle, de la vision étriquée et du cloisonnement de la pensée (appelons ce phénomène Syndrome de la Crétisation - SC) est tributaire de l'environnement qui façonne notre pensée. La plupart d'entre nous ont été influencés par un système éducatif célébrant l'apprentissage par cœur et par l'éthos politique, commercial, intellectuel et familial, en plus d'une culture de soumission, probablement un héritage de la colonisation.

Il serait erroné d'attribuer l'origine du SC aux seules années 80. En revanche, selon toute vraisemblance, il a été propulsé à partir de cette époque, autant que la course effrénée (à la réussite/au pouvoir) et l'addiction au pena letan (prétexte du surmenage). Conjointement à la tendance des médias à l'immédiateté, cette époque a aussi contribué à l'assaut sur le recul, les nuances et les variables tout en inculquant une sagesse populaire pas toujours sage et une crédulité aiguë. Dans ces circonstances, aucun talent exceptionnel n'est requis pour manipuler le peuple. Les statistiques sur-lissées, les slogans creux et la répétition suffisent. Pourquoi alors prendre la peine de mettre en œuvre un apprentissage plus expérientiel pour améliorer le capital humain et former des citoyens plus exigeants?

Au quotidien, le SC se traduit par une déconnexion anesthésiante du monde réel. À court terme, cela peut créer une illusion de progression et même de succès. La frustration et potentiellement l'échec finissent par jaillir pour la grande majorité de non-adhérents au « club », et un sentiment de mépris gagne les initiés (tandis que les non-adhérents cyniques s'affairent à rejoindre coûte que coûte le « club »). Dans ce contexte,  l’ouvrage « Système 1, Système 2 : les deux vitesses de la pensée » du chercheur Daniel Kahneman devrait être une lecture obligée pour ceux qui occupent un poste de direction, et idéalement pour tout le monde. Quoi qu'il en soit, ce message doit circuler: le SC est constitué de biais cognitifs qui se nourrissent de simplismes. Résultat : nous évoluons en tant que créatures plus intuitives que rationnelles. Seul un échange optimal et perpétuel entre l'intuitif et le rationnel peut conduire à une décision intelligente. Notre compétence à collecter et filtrer des informations à l'intérieur et de l'extérieur, à les adapter au contexte et à les appliquer est primordiale. Nous ignorons cette sagesse à nos risques et périls.

Il n'est pas surprenant que la théorie de la pensée complexe de Edgar Morin provienne d'un pays empreint de dévouement populaire à la pontification d' « une élite si disposée à laisser les belles phrases l'emporter sur la pensée profonde », comme le souligne le penseur économique Paul Krugman. La langue anglaise, cette langue qui connecte les savoirs et les cultures à travers le monde, continue de s'effacer (une exception bien mauricienne) alors que les chaines satellitaires franco-françaises continuent de conquérir les écrans et les esprits. Ce nombrilisme colonise lentement mais sûrement notre âme et notre esprit autrefois cosmopolites. À partir de là, il ne faut pas grand-chose pour basculer dans la non-pertinence. La spécialisation et même la sur-spécialisation ont entamé notre perspective de la réalité, et avec, notre jugement dans la prise de décision. L'approche systémique ne doit pas être un (autre) privilège. Aucun « expert » n'a pas eu sa réputation ternie autant que le psychologue (certains se sont d'ailleurs reconvertis en « coach »), l'universitaire (à ne pas confondre avec l'érudit) et  l'économiste. En vérité, nous sommes tous atteints. Même l'ingénieur et l'entrepreneur où le réalisme est censé primer.

Ce qui suit va surprendre la plupart d'entre vous. La famille Nobel n'a jamais voulu attribuer un prix Nobel d'économie. À partir de 1968, la banque centrale suédoise Sveriges Riksbank a commencé à patronner un prix en économie. C'est pourquoi il s'appelle le Prix Sveriges Risbank en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel même si ce prix est décerné parmi les véritables prix Nobel. De plus, en 1974 après avoir reçu le prix et dans un discours lumineux intitulé « La prétention de la connaissance » , Friedrich von Hayek, sans doute l'un des esprits les plus vifs de tous les temps, même si beaucoup de ceux qui revendiquent son influence portent la marque des victimes du SC, nous mettait en garde : « ...[les économistes] ont fait un gâchis ... et cette concentration presque exclusive sur les phénomènes de surface mesurables quantitativement a produit une politique qui a empiré les choses... » Avant d'ajouter « si j'avais été consulté pour établir un prix Nobel d'économie, j'aurais déconseillé ce fait. Il n'y a aucune raison pour qu'un homme qui a apporté une contribution particulière à la science économique soit omni-compétent sur tous les problèmes de la société - comme la presse a tendance à le traiter jusqu'à ce qu'il finisse par y croire. » Tout autre commentaire serait superflu.


Notre notion nocive du développement nous a conduits à l'impasse actuelle. Nous devrons mieux réfléchir à comment minimiser l'impact du SC et de la sacralisation des héros (plus souvent des charlatans) sur notre existence. L'infantilisation comme programme, au lieu de l'autonomisation et la responsabilisation des citoyens autour d’une vision clairement énoncée, est sans doute le « contrat social » le plus juteux pour consolider une ploutocratie. Méditons sur l’histoire de la grenouille qui continue de s'adapter à la hausse constante de la température de l’eau sans même se rendre compte de son sort tragique.

Monday, July 6, 2020

Rethinking our thinking

Some twenty years ago, inspired by former diplomat Kishore Mabhubani's provocative "Can Asians think?" I ventured into "Can Mauritians think?" As expected, it ruffled feathers in conservative circles. Still, "Has the world been dumbed down?" would convey a fairer observation. Although we are far from being equally infected worldwide. The extent of lazy thinking, tunnel vision and silo mentality (let us dub the phenomenon Dumbing Down Syndrome - DDS) is tributary of the environment shaping our thinking. Most of us have been influenced by an educational system disproportionately rewarding rote learning and by the political, business, intellectual and family ethos at the top in addition to a culture of subservience, probably a legacy of colonisation.

It would be misguided to pin DDS to the 1980s. But, in all likelihood, it has been catapulted in this era, as much as the rat race and the dissemination of the pena letan (busyness) affliction. Jointly with the media's sudden bent on immediacy, the era has contributed to the assault on hindsight, nuances and variables while instilling common non-sense and acute gullibility. Under these circumstances, no exceptional talent is required to control and abuse the masses. Twisted data, buzzwords and spin, no matter how shoddy and despicable, are enough. Why then bother to implement more experiential learning to upskill the human capital and groom more discerning citizens?

In our daily routine, DDS translates into a severe disconnect from the real world. In the short run it may create an illusion of progression and even success. Ultimately frustration and potentially failure emerge for outsiders and a sense of entitlement grips insiders (while cynical outsiders get busy plotting how to join them). In that context, researcher Daniel Kahneman's "Thinking, fast and slow" should be made compulsory reading for everyone in a leadership position, and ideally for everybody. Anyway, this message needs to get through: DDS is wired in cognitive biases that thrive on simple-minded binaries that turn us more into intuitive, rather than rational, creatures. Only an optimal and perpetual interlink between the intuitive and the rational can lead to a smart decision. Our competence to collect and filter information within and without, adapt them to the context and apply them is critical. We ignore this wisdom at our own risk and peril.

It is hardly surprising that philosopher Edgar Morin's theory of complex thinking should hail from a country that draws so much popular devotion from the pontification by "an elite so willing to let fine phrases overrule hard thinking", as economic thinker Paul Krugman puts it. As English language, the language that connects cultures and sciences worldwide, continues to fade (a very Mauritian exception) and French brand of satellite idiot box continues to conquer screens and minds, parochialism slowly but surely pollutes our once cosmopolitan spirit and mind. From there, it does not take much to lapse into irrelevance. Our perspective on the real world has been further dented by specialisation and indeed over-specialisation, with it our judgment for sound decision-making. Systemic approach cannot be (another) privilege. No "expert" has earned a bad name as much as the psychologist (of whom some have turned into trendier "coach"), the academic (not to confuse with the scholar) and the economist. In truth, nobody is spared by DDS, not even the engineer and entrepreneur, although realism is their key driver.

The following will be news for most. The Nobel family has never been keen on attributing a Nobel Prize for economics. From 1968, Sweden's central bank Sveriges Riksbank started sponsoring a prize in economics. That's why it is called The Sveriges Risbank Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel. There is no such thing as a Nobel Prize in economics even if it is awarded along genuine Nobel Prizes. What's more, in 1974 after receiving the prize and in a seminal speech aptly named "The Pretence of Knowledge", Friedrich von Hayek, arguably one of the finest thinkers ever even if many who claim his influence bear the hallmark of DDS victims, warned us: "...[economists] have made a mess of things...and that almost exclusive concentration on quantitatively measurable surface phenomena has produced a policy which has made matters  worse..." He further added "if I had been consulted whether to establish a Nobel Prize in economics, I should have decidedly advised against it. There is no reason why a man who has made a distinctive contribution to economic science should be omnicompetent on all problems of society – as the press tends to treat him till in the end he may himself be persuaded to believe." Any further comment becomes redundant.

Our toxic idea of development has obviously led us to the present stalemate. Policymaking founded on infantilisation in lieu of empowerment with a vision, serves best plutocratic ambitions. We should better ponder how to, at least, minimise the impact of DDS and hero (charlatan in most cases) worship on our existence.  As, akin to the frog in the pertinent fable, we may be adapting to the rising temperature of the water without even noticing our tragic fate.

Tuesday, April 28, 2020

No Logo : Plus valable que jamais !

En 1999, la sortie du livre « No Logo: la tyrannie des marques* » de la militante Naomi Klein a mobilisé les rebelles du capitalisme version sauvage. Le groupe maintenant culte Radiohead a capturé l'engouement pour diffuser son expérimentation mélancolique parmi de nombreux milléniaux, la génération actuelle de 25-39 ans. Comme prévu, le livre a attiré la colère des fondamentalistes du marché libre. Il est également devenu un des livres phares des alter-mondialistes.

En substance, "No Logo" nous met en garde contre la façon dont nous avons été subtilement transformés en "panneaux d'affichage ambulants" des marques de mode de vie. Tout en alimentant la surconsommation de produits et de services ostentatoires, ce phénomène a véhiculé, entre autres, une concentration spectaculaire des richesses, une dégradation de l'environnement, des problèmes de santé et une crise existentielle. COVID-19 a entraîné une réévaluation du mode de vie que la plupart d'entre nous ont adopté sans aucune résistance dans pratiquement tous les milieux. "No Logo" devrait être relu ou découvert si vous l'avez raté.

Slowbalisation

 La rivalité entre les partisans de la croissance et ceux de la décroissance est la conséquence naturelle dans un contexte où la mondialisation engendre dangereusement plus de perdants que de gagnants. Cependant, ce qui est en jeu, c'est la dépendance excessive des nations à l'égard des multinationales et des conglomérats (Big Business) qui, à travers un lobbying intense, dictent les conditions dans lesquelles les politiques locales et mondiales sont définies, tout en façonnant notre mode de vie. Il faut que l'économie de marché repose sur un leadership pro-marché, et non sur un suivisme pro-Big Business qui se nourrit de la corruption. La création d'un cycle vertueux dépend de comment les médias grand public veillent sur les agissements des gouvernements aussi bien que le Big Business; comment le chien de garde de la concurrence minimise la formation des monopoles et des cartels, et comment la brigade anti-corruption optimise sa mission.

COVID-19 est un cours intensif sur notre degré interdépendance, non seulement émotionnellement, mais aussi pour maintenir nos moyens de subsistance. Ce n'est pas la mondialisation en soi qui perturbe notre bien-être, c'est plutôt l'insouciance des catalyseurs de son expansion aveugle et les valeurs négatives qu'elle véhicule. Les voitures flashy, les marques de restauration rapide, les produits de luxe, par exemple, sont sensés incarner notre ascension sociale. Afin d'amortir l'impact de cette dérive sur notre santé mentale, une industrie du mieux-être a vu le jour. Il est très peu probable que les sessions de «mindfulnesss» et de coaching puissent seuls soulager le stress et l’anxiété de manière soutenable.  Seule une révision systémique peut aspirer à inverser le processus toxique.

Il est fantaisiste de s'attendre à une croissance du PIB (produit intérieur brut) qui repose sur un assaut permanent contre la roupie; qui fait de la création d'emplois dans un paradis fiscal une preuve de "démocratisation économique"; qui incite à l'investissement étranger direct par le biais du développement immobilier pour les étrangers (et décourage simultanément la souveraineté alimentaire et tue brutalement les projets de logement à mesure que les prix des terres explosent); qui attire les citoyens en détresse dans l'arène des paris; qui fétichisent les diplômes validés par l'aptitude à l'apprentissage par cœur au lieu de privilégier les compétences motivées par des facultés cognitives aiguisées; puisse invariablement motiver le capital humain face à une concurrence mondiale folle.

En tant que pays en mode «rattrapage» avec de surcroit un minuscule marché intérieur, qui doit se connecter au mouvement mondial pour rester à flot, nous ne pouvons pas nous permettre une décroissance du PIB. Ce qui est souhaité, c'est la décroissance des politiques qui stimulent le siphonage du PIB et les inégalités, et, en contrepartie, la croissance des politiques qui visent à intégrer tous les citoyens et à les récompenser équitablement. La valeur de la croissance est dans sa qualité, pas dans le nombre.

La réplique

Actuellement, quelques pays tels que l'Allemagne, l'Islande, la Corée du Sud et Singapour (GICS) sont loués non seulement pour la façon dont ils ont construit un écosystème qui font face si efficacement au COVID-19 et comment ils vont contribuer à rebondir si efficacement. Notre réalité est fondée sur un écosystème qui n'est même pas assez robuste pour s'adapter aux cyclones et aux sécheresses récurrentes. Prospérer sur d'autres chocs serait un fantasme.

Nous ne sommes pas encore vraiment dysfonctionnels. Nous parvenons toujours à nous en sortir d'une manière ou d'une autre, hélas de plus en plus marqués, car nous ne manifestons aucune envie d'apprendre et de nous améliorer. Voici quelques traits dominants des GICS: l'approche est ancrée dans le monde réel et est toujours systemique, les idéologies et les débats pédants ne sont pas les bienvenus; seules les idées pertinentes au contexte sont validées; la technocratie n'est pas une fin en soi; pas de Coronalibi ou son équivalent pour masquer l'incompétence.

 Les GICS souscrivent à l'ordre libéral. En revanche, ce n'est pas selon la formule cogitée à la station de ski de Davos ou à l'hôtel de Bilderberg, si vous vous posez la question. Mais selon la sagesse d'Adam Smith exprimée dans Théorie des sentiments moraux et La richesse des nations (qui doivent être lus ensemble pour imprégner un message cohérent): l'intérêt général découle de la quête de l’intérêt personnel, aussi longtemps que ce dernier soit éclairé (une nuance presque jamais mise en évidence).

Bien sûr, comme l'Allemagne et l'Islande d'une part, la Corée du Sud et Singapour, d'autre part, comme elles ne partagent pas le même contexte culturel, l'équilibre entre l'individu et la communauté (dans son ensemble) est recherché par deux voies distinctes. Néanmoins, ils choisissent tous de promouvoir un comportement de collaboration, mis à profit par une quête de réciprocité et de confiance dans les institutions. Attention, cela ne signifie pas pour autant que les GICS forment un modèle parfait.

Les milléniaux sont souvent injustement stigmatisés comme une génération de fainéants. Il leur faut beaucoup de force mentale pour rester optimiste dans un monde où se propage généralement des images interminables de l'effondrement de la cellule familiale, des guerres provoquées par la tromperie de masse et leur effet boomerang tout aussi sanglant, l’opulence vulgaire d'un côté et l'extrême pauvreté de l'autre, le déni de la catastrophe environnementale,  donc de l’humanité, etc. La génération Z, associée à la génération des 8-25 ans, semble avoir moins subi de désillusions et semble plus encline à participer à la création d'un monde moins décadent.

Avec COVID-19, deux autres cours intensifs nous ont été imposés: la défidélisation de marques et la frugalité. Les générations plus âgées ont rejoint à la fois la génération Z et la génération Y, parmi lesquelles la frugalité est devenue un mode de vie, même si la proportion dépend du niveau d’avancement  économique  et social des nations, mais cette frugalité survivra-t-elle? Très probablement dans les nations plus avancées économiquement et socialement.

Certains historiens affirment que ces dernières ont atteint le Peak Travel. Maintenant, l'investissement dans une résidence secondaire ne leur semble pas judicieux. Les jeunes générations contribuent à faire d'Uniqlo, le détaillant japonais de vêtements à valeur ajoutée sans logo, le leader mondial. Les magasins de vêtements réutilisés et recyclés y fleurissent. C'est sans aucun doute le début d'une ère plus éthique dans ces nations plus avancées. Si leurs récentes réactions sont une indication, nos capitaines politiques et des affaires ne semblent pas l'avoir remarqué. Plus important encore, ils semblent être restés à l'abri du cours intensif d'humilité. Si Singapour est devenue une référence mondiale, c’est notamment parce que le leadership de Lee Kuan Yew a appris à ses héritiers à "mettre en œuvre correctement les politiques, sans chercher à être politiquement correct". Maurice attend désespérément ce leadership qui puisse inverser l'équilibre tordu toujours en vigueur entre le localisme et le mondialisme qui a coupé nos ailes?

Monday, April 27, 2020

No Logo: Sign of the Times


In 1999 when thinker activist Naomi Klein broke through, her book "No Logo: Taking Aim at the Brand Bullies" gathered a wide following of rebels against unfettered capitalism. The now cult band Radiohead captured the energy to spawn its haunting spleen among many Millenials, today's generation 24-39. As expected, the book attracted the wrath of free market fundamentalists. It also became the book of reference of anti-globalists.

In essence, "No Logo" warns us against how we have subtly been transformed into "walking billboards" of lifestyle brands. While at the same time fuelling over-consumption of conspicuous products and services translated into dramatic wealth concentration, environmental degradation, health issues and existential blow. COVID-19 has prompted a reassessment of the lifestyle most us have embraced without any resistance in practically all quarters. "No Logo" should be re-read or discovered if you missed it.

Slowbalisation
 The growth versus degrowth feud is a natural outcome in a globalisation setting where there are dangerously more losers than winners. However, what is at stake is the over-reliance of nations on multinationals and conglomerates (Big Business), who through intense lobbying, dictate the terms on which local and global policies are implemented, while simultaneously shaping our lifestyle. What must sink in is that the market economy must be built upon pro-market leadership, not pro-big business followership that feeds on corruption. The creation of a virtuous cycle depends on how adequately mainstream media scrutinises the moves of governments and Big Business alike; how the competition watchdog ensures that healthy competition prevails and how the anti-corruption brigade optimises its mission. 

COVID-19 is a crash course on the extent of how interconnected we are, not only emotionally but also in sustaining our very livelihood. It is not globalisation per se that is disrupting our well-being, it is rather the recklessness of the enablers of its expansion and the negative values it promotes. Flashy cars, fast food brands, luxury goods namely are expected to embody our progress. In a bid to cash in on the retail therapy's diminishing appeal, a wellness industry has picked up. It is very unlikely that mindfulness and coaching sessions alone can relieve stress and anxiety sustainably. Only a thoughtful systemic overhaul can reverse the toxic process.

It is fanciful to expect GDP (Gross Domestic Product) growth that rests on a permanent rupee assault; that fetshisises job creation in a tax haven as proof of "economic democratisation"; that incentivises foreign direct investment through property development for foreigners (and simultaneously disincentivises food sovereignty and brutally kills plans for home ownership as land prices explode); that slimily lures distressed citizens into the betting arena; that romanticises degrees and diplomas awarded on rote learning aptitude instead of placing a premium on competence powered by sharpened cognitive skills; to invariably boost the morale of the human capital in the face of insane global competition.

Actually, as a country in "catch-up" mode and with a tiny domestic market that needs to connect to the global bandwagon to stay relevant, we cannot afford GDP degrowth. What is desired is the degrowth of policies that stimulate GDP extraction and inequality, and the growth of policies that aim at integrating all citizens and rewarding them fairly. The value of GDP growth is in its quality, not the number.

Responding to the new "new normal"
Currently, a few countries such as Germany, Iceland, South Korea and Singapore (GIKS) are being commended for not only how they have built an ecosystem that deals so efficiently with COVID-19 and how they are set to bounce back so effectively. Our reality is founded on an ecosystem that is not even robust enough to adapt to recurring cyclones and droughts. Now thriving upon other shocks is not our luck. We are not really dysfunctional yet. We still manage to come out somehow, only increasingly scarred, as we do not demonstrate any urge to learn and improve.  Here are some dominant traits of the GIKS: approach is anchored in the real world and is always holistic; ideologies and pedantic debates remain the preserve of the small-minded; only ideas pertinent to the context are validated and solutions are homegrown; technocracy is not tyranny; no Coronalibi or its equivalent to mask incompetence.

The GIKS subscribe to the liberal order. Not the brand brainstormed at the Davos ski resort or Hotel de Bilderberg should you be wondering. But as per the wisdom of the great thinker Adam Smith as expressed in The Theory of Moral Sentiments and The Wealth of Nations (that should be read together to derive a coherent message): self-interest, of the enlightened variety (a bit that is almost never nuanced), ultimately leads to common good. Of course, as Germany and Iceland on the one hand, South Korea and Singapore, on the other, do not share the same cultural background, the balance between the individual and the community (as a whole) is sought via two distinct paths. Nonetheless, they all choose to nudge a behaviour of collaboration, harnessed by a quest for reciprocity and trust in institutions. That does not mean to suggest that the GIKS are flawless.

 Millenials are often portrayed as a bunch of lazy slackers. That is most unfair. It takes a lot of mental fortitude to stay upbeat in a world that typically spreads endless images of family breakdown, wars spearheaded through mass deception and their equally bloody backfire, lavishness on one side and extreme poverty on the other, environmental disaster, and so on. Generation Z, associated to age group 9-24, seems to have endured less disillusion, and seems more willing to take part in creating a less decadent world. With COVID-19, two more crash courses have been imposed on us: brand loyalty break up and frugality. Older generations have joined both Generation Z and Millenials among whom frugality has become a mainstream lifestyle, even if not in same proportion everywhere as in socially and economically more advanced nations (SEMAN), but will we survive the moment? Very likely in the SEMAN.

 Some historians are already claiming the SEMAN have reached Peak Travel. Now second home investment does not look as gratifying. Younger generations are contributing to turn Uniqlo, the Japanese no-logo value for money clothing retailer, into the global leader. Reused and recycled clothing outlets are flourishing. The SEMAN are undoubtedly kick-starting a more ethical era. If their recent reactions are any indication, our political and business captains do not seem to have paid attention. More critically, they seem to have remained immune to the crash course in humility. Singapore has become a global benchmark namely because the outstanding leader Lee Kuan Yew has groomed his heirs to "implement policies correctly, without trying to be politically correct". Where is the leadership that can reverse the current twisted balance between localism and globalism that has been clipping our wings?

https://www.lemauricien.com/article/no-logo-sign-of-the-times/

Tuesday, April 14, 2020

In the wake of Covid-19

By internalising a development model where the Wall Streets of the world, the price of a barrel of oil and the swings in the price of luxury real estate act, on the one hand, as key benchmarks ​​in structuring public policies, and on the other hand, as a barometer of our well-being, we have transformed ourselves into an echo chamber of the whims and desires of the Growth Addicts, a cynical partnership between Big Business and governments. Social media is still overwhelmingly a platform that “incentivises engagement and disincentivises truth”, as in the words of researcher Gordon Pennycook, to lay out the desired channel for a paradigm shift.
Now that our systemic failures are cruelly exposed by Covid-19, any societal metamorphosis will depend on our awakening and the scale of our reaction. To begin with, we will have to cure ourselves of the virus that has trickled down among the majority of us: FOMO (Fear of missing out). Once embarked in this coveted comfort zone and spiritual void that has enabled some of the most privileged to play God (the means of acquiring an entry visa being irrelevant), it is the feeling of being immune to any harm that has spread simultaneously with the quasi-denial of the pervasive social divide.

As long as this virus plagues our ecosystem, we will have to learn to bear with the expansion of psychological disorders, environmental damage, economic turbulence, and settle for palliative measures to mitigate collateral damage. History, so we are reminded, teaches us that after a catastrophe, the world changes. To what extent the future will tell. Alternately, we must realize that it will be in an era of intensifying geopolitical conflicts and in a climate of mistrust in governments and the mainstream media, multinationals and conglomerates, and "experts".

The time could not be riper to unleash the change agency capable of turning fake messiahs redundant. It is about breaking the chain of despair, dumping knowledge silos and bracing ourselves for a war on status quo. This lockdown is providing us with ample opportunities to ponder a systemic overhaul. The situation is begging for radically modified consumption habits that can potentially alleviate the impact of market failure and reduce our carbon footprints while also contributing to the emergence of a world less toxic. As it is far from granted that after the Covid-19 catastrophe it won't be business as usual for the Growth Addicts, with nothing but a mere rewiring to accommodate the disruption of supply chains and a revamped Corporate Social Responsibility pledge to camouflage greed.

Friday, March 27, 2020

Coronavirus: The Day After

Nous faisons déjà face à la gloutonnerie et à l'incompétence des "cocovid", pardon, les pseudo-leaders du Big Business et de leurs pantins en politique. En intériorisant le modèle où les Wall Streets du monde, le cours du baril de pétrole et les fluctuations du prix de l'immobilier de luxe servent, d'une part, de valeurs incontournables dans l'orientation des politiques publiques, et d'autre part, de baromètre de notre bien-être, nous nous sommes transformés en chambre d'écho de leurs désirs et caprices. Comme des crétins. Pour le moment, les médias sociaux ne sont qu'un défouloir pour constituer un vecteur de changement de paradigme.

Maintenant que nos défaillances systémiques sont cruellement exposées par le coronavirus, toute mutation sociétale saine dépendra de notre degré d'éveil et de l'ampleur de notre réveil. Pour commencer, il va falloir nous soigner du virus très pernicieux qui s'est ruisselé parmi la majorité d'entre nous : le FOMO (Fear of missing out). Une fois embarquée dans cette zone de confort matériel et de vide spirituel tant convoitée (le moyen d'acquérir le visa comptant souvent peu), c'est le sentiment d'invulnérabilité qui s'est propagé simultanément avec le quasi-déni des fractures sociales, pourtant de plus en plus visibles.

Aussi longtemps que ce virus parasitera notre écosystème, nous devrons apprendre à (sur)vivre avec l'amplification des troubles psychologiques, des dégâts environnementaux, des turbulences économiques, etc. et se contenter des palliatifs pour mitiger les dommages collatéraux. L'Histoire nous apprend qu'après de telles catastrophes, le monde se modifie. Dans quelle mesure, l'avenir nous le dira. En revanche, nous devons réaliser que ce sera dans le sillage d'une situation géopolitique très tendue et dans un climat de confiance ébranlée dans les gouvernements et les médias mainstream, les multinationales et les conglomérats, et les "experts".

Que celles et ceux qui incarnent les agents du changement en profondeur se mobilisent pour chasser les messies fake. Il s'agit, essentiellement, de briser la chaîne du désespoir, de décloisonner les savoirs et de passer à l'action. Méditons pendant le confinement. Prenons des habitudes qui puissent être positivement contagieuses et potentiellement contribuer à l'émergence d'un monde, disons pour rester réaliste, moins toxique. Car il n'est pas dit qu'après ce ne sera pas business as usual pour les "cocovid" , avec rien que des corrections cosmétiques.

Saturday, November 9, 2019

Mes chers compatriotes

D'abord, merci. Merci de nous redonner la possibilité de vous servir. Je suis pleinement conscient  que nous ne méritons pas votre confiance. Nous sommes là par défaut. Parce ce, par manque d'alternative crédible, vous avez pris l'habitude de voter contre, pas forcément pour. Je dis « nous » parce que, dans l'ensemble, toute la classe politique a constitué des gouvernements qui ont servi d'abord à l'intérêt de notre principal sponsor, soit le Big Business, et de nos intérêts personnels au détriment de votre bien-être. Nou finn kre enn demokrasi mari fake.
 
Je suis déterminé à en finir avec le mépris qui a caractérisé nos mandats. Je compte sur vous et les médias traditionnels aussi bien que sociaux pour veiller à ce que nous joignons nos actes à nos engagements. Les objectifs seront chiffrés et le suivi sera rendu public. Désormais notre approche sera dictée par la recherche d'une synergie entre toutes les parties prenantes. Les conditions seront réunies afin que tout le monde s'identifie au projet Maurice.

Nous nous assurerons que l'effort consenti dans toutes vos démarches soit équitablement récompensé. Nous accompagnerons celles et ceux, qui, autrement capables, par enfermement socio-économique et par manque de formation, éprouvent des difficultés à se connecter à cet élan d'espoir. Bref, nous identifierons les discriminations et briserons les plafonds de verre qui bloquent votre ascension sociale et votre épanouissement.


It's the system, stupid!

Par complaisance, par complexe postcolonial et par gourmandise, nous n'avons pas vraiment assumé nos responsabilités de leaders pour relever les défis et répondre à vos attentes et à vos aspirations. Nous nous sommes naïvement entourés d'« experts » qui souvent, comme pestait le regretté Mohamad Vayid, « pa mem ti pou gayn zot lavi ayer dan mem job », des charlatans, des arrivistes, des « bronzés qui font du ski...nautique » etc. L'autodestruction du modèle chilien symbolise l'écroulement prévisible d'un modèle que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont imposé. Au nom de ce même type de développement, nous avons assisté à Maurice à un trickle down de triangaz, roder (gro ek tipti) bout, fezer, bat-bate etc.

Nos yeux étaient rivés sur les chiffres de croissance strictement économique. Nou finn azir kouma bann gopia pour avoir cru que le social et l'environnement pouvaient être dissociés de l'économie quand en fait ils se renforcent mutuellement. Cela s'est traduit par une richesse tellement concentrée que les inégalités générées ont débouché sur un mal-vivre ensemble inquiétant que nous les dirigeants politiques, comme les capitaines de conglomérats, avons cyniquement ignoré. Nous avons été totalement déconnectés des réalités du terrain. Nous mettrons en place des plateformes afin que vos feedbacks remontent. Vos ressentis comptent.


Maurice a un besoin urgent de se réinventer. C'est extrêmement rare de voir des médecins, des avocats ou des économistes comme Premier ministre ou comme ministre au sein des gouvernements performants. Ni même à la tête des entreprises innovantes et compétitives non plus. Cela dit sans diminuer leurs compétences éventuelles dans leurs domaines respectifs. Nous n'avons pas tous des formations d'ingénieur et nous ne prétendons pas avoir l'oeil du physicien Richard Feynman, capable de détecter les micro-interactions. Par contre, nous avons une équipe avec des membres qui ont l'approche systémique ancrée en eux. Car tout est connecté.


Nous ne croyons pas dans des formules magiques. En revanche, les nuances et l'intégration d'un maximum de variables sont au coeur même de notre mode d'opération. Plus de macroéconomie sans microéconomie. Plus de quantitatif sans qualitatif. Nous recruterons au sein des organismes et des institutions pour les diriger. Autrement, nous chasserons des cadres dans notre diaspora. Quand la situation exige des compétences plus pointues, un étranger sera recruté conjointement avec un Mauricien comme assistant qui le remplacera après une période bien définie.


Ala nou ale...

Comme dans notre quête de synergie entre toutes les parties prenantes, nous nous évertuerons de synchroniser nos politiques afin qu'une action n'affaiblisse pas une autre. Et que les signaux imprègnent une certaine cohérence apte à fluidifier le système. Notre parcours sera animé parfois de mesures grandes et révolutionnaires et, d'autre fois, les mesures seront petites et graduelles. Des projets pilotes inspirés d'ailleurs, mais adaptés au contexte local, seront élaboré pour tester leur mécanisme et leur impact. Voici une liste non-exhaustive:
  • Limitation à deux mandats pour les Premiers ministres et trois mandats pour les députés afin de provoquer le renouvellement. Annulation du poste de vice-Président;
  • Réduction du nombre de ministères à une dizaine;
  • Introduction des cartes bancaires pour le per diem;
  • Réforme agraire pour démocratiser l'accès à la terre et son développement. Application des recommendations de la Commission Justice et Vérité;
  • Reforestation énergique du territoire;
  • La Competition Commission et l'Indepependent Commission Against Corruption pou aret get figir;
  • Incitations plus substantielles pour l'acquisition de panneaux photovoltaïques et pour l'investissement dans des éoliennes offshore flottantes;
  • Référendum sur la dépénalisation du gandia pour adultes de plus de 24 ans;
  • Ouverture d’une trentaine de micro-cliniques. Introduction de visite de médecins  à domicile;
  • Extension du réseau ferroviaire à travers le pays, avec tarif rendu nettement plus abordable et transport public gratuit le week-end pour les Mauriciens. Elimination graduelle des bis individiel;
  • Re-booster la régénération démographique à travers des incitations fiscales et autres;
  • Plus de voitures hors-taxes pour les fonctionnaires;
  • Des subventions et des incitations fiscales pour la création de start ups utilisant des nouvelles technologies dans l'agriculture. Ce qui va contribuer à intéresser les jeunes dans le secteur, à inverser la tendance suicidaire de notre souveraineté alimentaire et à rééquilibrer notre balance commerciale;
  • Partenariat entre Air Mauritius et Air Asia X pour faire de Maurice un hub pour desservir les îles de l'Océan indien. Dans un deuxième temps, un accord entre ce partenariat et Kenya Airways ou Ethiopian Airlines;
  • Partenariat avec l’Islande ou l’Irlande, par exemple, pour capter la richesse de notre zone maritime; 
  • Annulation de tout développement sur nos plages;
  • Enlever de la liste de pensionnables les individus ayant des revenus de plus Rs 100, 000 après l'âge de la retraite; 
  • Annulation de nouveaux projets pour la vente de propriétés aux étrangers;
  • Compétition nationale réservée aux architectes de moins de 45 ans pour soumettre des projets de résidences préfabriquées « Small is beautiful »  et eco-friendly, à bas coût et largement subventionné; 
  • Transformer Rodrigues en une destination « slow »
  • Annulation de toutes les taxes sur la destination Rodrigues au départ de Maurice ou de Rodrigues;
  • Incitations fiscales et la facilitation de la vente en ligne afin de revigorer, entre autres,  l’artisanat local, son exportation et brusquer la baisse des loyers commerciaux surréels;
  • Remettre à jour notre Constitution et notre modèle électoral avec votre contribution;
  • Création d'une Conformity Unit attachée au bureau du Premier ministre pour veiller aux normes et coûts des travaux publics et à leur maintenance;
  • Vigilance accrue sur toutes transactions immobilières à l'étranger dépassant US$  400,000;
  • Informatisation généralisée des services publics avec code d'accès pour chaque adulte;
  • Arrimer la roupie à un panier de devises à travers un currency board comme l'Estonie ou Hong Kong. Ce qui va contribuer à contenir lavi ser, baisser le taux d'intérêt à l'emprunt et stimuler notre compétitivité par des gains en productivité globale;
  • Le taux d'inflation sera publié à trois niveaux de salaires. Les pensions et autres prestations sociales vont être automatiquement ajustées en fonction du taux de l'inflation;
  • Remettre à jour le recensement communautaire pour les recherches sociologiques, anthropologiques et dans le domaine de la santé;
  • Révision profonde des programmes scolaires pour les adapter aux Digital Natives; 
  • Redynamiser et déstigmatiser la formation professionnelle;
  • Reprogrammer la MBC TV avec plus de productions locales et plus de diversité dans les retransmissions en direct et des chaines étrangères; 
  • Introduction du morisyen au Parlement;
  • Annulation des permis de betting houses;
  • Immersion accrue dans la lingua franca globale. Car Maurice compte parmi les rares pays où la langue anglaise régresse; 
  • Construction d'une cinquantaine de mini-centre de sports, une trentaine de parcours de santé, deux circuits pour les courses de motos et de voitures;
  • Introduction de taximètres et une invitation sera lancée à Didi, Careem ou Uber pour opérer à Maurice;
  • Rationalisation de la taxation sur l’essence, le diesel, les véhicules et du tarif de la vignette.
  • Freedom of Information Act & Political Donation Bill;
  • Législation pour des class actions pour permettre de résoudre rapidement en groupes des litiges des consommateurs, des actionnaires etc.
Notre comportement va être exemplaire. Zéro tolérance par rapport aux dérapages. La rule of law va être optimale. Nous voyons comment les Barcelonais ou Vénitiens se révoltent quand, par manque de planification, le nombre de touristes déstabilisent leur quotidien. Même si nous devons saluer votre seuil de tolérance par rapport à tout ce que vous avez subi, nous sommes condamnés à ne pas pousser le bouchon trop loin. Maurice est loin d'être pauvre. L'envergure de notre argent détourné commence à être débusquée. Quand le directeur général de la Mauritius Revenue Authority nous révèle le montant de la fuite de capitaux, nous avons une indication, avec notamment la fuite de cerveaux et la taille de l'économie ungerground, de l'ampleur du manque de confiance dans le système. Le chantier est énorme pour stimuler un cycle vertueux priment, entre autres, le sens du civisme, de la collaboration, de l'esthétisme, de l'innovation. Ansam, nou kapav redonn Moris so dinite.