Wednesday, May 20, 2026

Maurice, une réalité qui saute aux yeux

Notre modèle de développement extractif, caractérisé par une superficie minuscule, une répartition inégale de la propriété foncière, une plateforme financière offshore (synonyme de paradis fiscal pour l’ONG Oxfam et Angus Deaton, prix dit Nobel d'économie), une désindustrialisation active, une faible souveraineté alimentaire, un trafic de drogue répandu et une monnaie en chute libre permanente, présente une structure à haut risque, sujette à une instabilité systémique à long terme.

 Si un tel modèle peut générer des chiffres de PIB (Produit Intérieur Brut) impressionnants ou attirer temporairement des flux de capitaux, il entraîne souvent des faiblesses structurelles, notamment :

    Vulnérabilité face à la mobilité des capitaux : les plateformes offshore dépendent du sentiment des « investisseurs » étrangers, ce qui rend l'économie extrêmement vulnérable aux réglementations financières internationales, aux atteintes à la réputation et à une fuite rapide des capitaux.

 •    Faible souveraineté alimentaire et dépendance alimentaire : la faible souveraineté alimentaire découle souvent de politiques qui privilégient l’importation alimentaire et la concentration de la propriété foncière au détriment de la production locale, ce qui peut entraîner une forte dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux et accroître la vulnérabilité aux crises alimentaires.

     Désindustrialisation active : le fait de privilégier les services (tels que la finance) au détriment de l'industrie manufacturière peut affaiblir les capacités de production à long terme d'un pays et réduire les possibilités d'emploi.

     Caractéristiques d'une  stratégie vouée à l'échec : la combinaison d'une monnaie dévaluée et de la présence d'économies illicites (comme le trafic de drogue) peut déstabiliser les structures sociales et dissuader les investissements productifs légitimes à long terme.

     Les contraintes liées au développement des petites îles : les petites économies disposant de peu de terres qui adoptent des modèles de développement reposant sur l'acquisition de terres par des étrangers et une urbanisation à forte densité sont souvent confrontées à des défis majeurs, notamment une faible valeur ajoutée locale, la dégradation de l'environnement et la précarisation du travail.

 En résumé, ce modèle s'apparente à une structure économique  dépendante, que la théorie de la dépendance considère comme le résultat d'une intégration dans un système ultracapitaliste mondial qui perpétue le cercle vicieux et le sous-développement. Cela profite souvent à un petit groupe d'élites détenant des terres et des actifs financiers, plutôt que de favoriser un développement intégré, durable et généralisé.