Notre modèle de
développement extractif, caractérisé par une superficie minuscule, une
répartition inégale de la propriété foncière, une plateforme financière
offshore (synonyme de paradis fiscal pour l’ONG Oxfam et Angus Deaton, prix dit Nobel d'économie), une
désindustrialisation active, une faible souveraineté alimentaire, un trafic de
drogue répandu et une monnaie en chute libre permanente, présente une structure à haut risque, sujette à une
instabilité systémique à long terme.
Si un tel modèle peut
générer des chiffres de PIB (Produit Intérieur
Brut) impressionnants ou
attirer temporairement des flux de capitaux, il entraîne souvent des faiblesses
structurelles, notamment :
• Vulnérabilité face à la mobilité des
capitaux : les plateformes offshore dépendent du sentiment des « investisseurs »
étrangers, ce qui rend l'économie extrêmement vulnérable aux réglementations
financières internationales, aux atteintes à la réputation et à une fuite
rapide des capitaux.
• Faible souveraineté alimentaire et
dépendance alimentaire : la faible souveraineté alimentaire découle souvent
de politiques qui privilégient l’importation alimentaire et la concentration de
la propriété foncière au détriment de la production locale, ce qui peut entraîner
une forte dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux et accroître la
vulnérabilité aux crises alimentaires.
• Désindustrialisation active : le
fait de privilégier les services (tels que la finance) au détriment de
l'industrie manufacturière peut affaiblir les capacités de production à long
terme d'un pays et réduire les possibilités d'emploi.
• Caractéristiques
d'une stratégie vouée à l'échec
: la combinaison d'une monnaie dévaluée et de la présence d'économies illicites
(comme le trafic de drogue) peut déstabiliser les structures sociales et
dissuader les investissements productifs légitimes à long terme.
• Les contraintes liées au développement des
petites îles : les petites économies disposant de peu de terres qui adoptent
des modèles de développement reposant sur l'acquisition de terres par des
étrangers et une urbanisation à forte densité sont souvent confrontées à des
défis majeurs, notamment une faible valeur ajoutée locale, la dégradation de
l'environnement et la précarisation du travail.
En résumé, ce modèle
s'apparente à une structure économique
dépendante, que la théorie de la dépendance considère comme le résultat
d'une intégration dans un système
ultracapitaliste mondial qui perpétue le cercle vicieux et le sous-développement.
Cela profite souvent à un petit groupe d'élites détenant des terres et des
actifs financiers, plutôt que de favoriser un développement intégré, durable et
généralisé.
No comments:
Post a Comment
Comments are moderated and generally will be posted if they are on-topic.